Auteur et éditeur
Jimenez Julien, celui qui écrit et édite Veillane
Je conçois des logiciels de métier depuis une quinzaine d’années. Veillane est né d’un constat très concret : dans une famille française, la personne qui tient les papiers d’un parent âgé est presque toujours une femme, et personne ne lui a jamais appris à le faire.
Ce que j’ai vu avant d’écrire la première ligne
J’ai passé la première année de ce projet à écouter, sans rien construire. Une trentaine d’entretiens, à chaque fois avec une femme entre cinquante et soixante ans, qui travaillait encore et qui s’était retrouvée du jour au lendemain responsable de la vie administrative d’une mère, d’un père ou d’une tante. Le déclencheur était presque toujours le même : une chute, une hospitalisation, ou la découverte d’une pile de courriers non ouverts sur la table de la cuisine.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas la difficulté des démarches prises une par une. Une demande d’allocation personnalisée d’autonomie se remplit. Un dossier de téléassistance se signe. Ce qui épuise, c’est la simultanéité : neuf interlocuteurs, des délais qui ne se ressemblent pas, des pièces demandées deux fois, et une charge de coordination qui n’a ni horaire ni fin.
Un projet parti d’une réunion de famille qui s’est mal passée
Une des femmes que j’ai rencontrées, cadre dans une caisse de retraite complémentaire, m’a raconté un dimanche de septembre. Elle avait réuni son frère et sa soeur pour parler du maintien à domicile de leur mère. Elle est arrivée avec un cahier à spirale rempli de notes, des tickets de pharmacie dans une pochette et des dates approximatives en tête. En quarante minutes, la conversation avait dérivé sur ce qu’elle aurait dû faire plus tôt, sur l’argent qu’elle disait avoir avancé, et sur le fait qu’elle en faisait peut-être trop.
Elle m’a dit une phrase que j’ai gardée : elle n’avait pas besoin d’un logiciel pour mieux s’organiser, elle avait besoin d’un document que personne ne puisse contester. C’est cette phrase qui a défini Veillane. Le carnet n’est pas seulement un outil de mémoire, c’est une preuve datée de ce qui a été fait, payé et demandé.
J’ai aussi compris ce jour-là que je ne devais surtout pas construire un produit qui ajoute du travail. Une aidante principale ne cherche pas un tableau de bord de plus. Elle cherche à ne plus rien porter dans sa tête entre deux réunions professionnelles. C’est pour cela que la promesse tient en trente minutes par semaine, et pas en une méthode d’organisation à apprendre.
Pourquoi un outil pensé pour les femmes de cinquante à soixante ans
Les travaux de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques et ceux de la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie décrivent depuis longtemps la même réalité : l’aide familiale à un parent âgé repose majoritairement sur des femmes, et la tranche des cinquante à soixante ans est la plus exposée, parce que c’est l’âge où les parents dépassent souvent quatre-vingts ans.
Ces femmes cumulent une activité professionnelle, parfois des enfants encore étudiants, et le rôle de point de contact de toute la famille. Elles sont celles que le médecin appelle, celles que le service d’aide à domicile prévient quand une intervenante est absente, celles qui reçoivent la notification du conseil départemental. Écrire un produit générique pour « les aidants » aurait consisté à ignorer ce que cette position a de particulier : la charge invisible, la difficulté à déléguer, et la tendance à payer de sa poche sans le dire.
Veillane s’adresse donc à elles directement, avec leur vocabulaire : plan d’aide, groupe iso ressources, équipe médico-sociale, reste à charge, congé de proche aidant. Aucun texte du site ne les félicite d’être courageuses. Elles n’ont pas besoin de compliments, elles ont besoin de dates justes.
Ce que j’ai appris en travaillant avec des professionnelles de l’autonomie
Avant de fixer la structure du carnet, j’ai passé du temps avec des coordinatrices autonomie de centres locaux d’information et de coordination, avec des assistantes sociales de centres communaux d’action sociale et avec des responsables de secteur de services d’aide à domicile. Trois enseignements ont façonné le produit.
Le premier : la plupart des droits perdus le sont pour des raisons administratives banales, pas pour des raisons de fond. Un renouvellement non déposé, un justificatif de domicile manquant, un changement de situation non signalé. C’est pour cela que Veillane place la date limite et la pièce attendue au même niveau que la démarche elle-même.
Le deuxième : le moment le plus dangereux est le retour à domicile après une hospitalisation. En quelques jours, il faut récupérer une ordonnance de sortie, prévenir les intervenants, adapter le logement, parfois commander un lit médicalisé et réorganiser les repas. C’est là que les familles improvisent, et c’est là qu’une simple liste à cocher change tout.
Le troisième : les professionnelles ne veulent pas d’un outil qui leur donne un accès permanent au dossier des familles. Elles veulent, ponctuellement, voir un dossier propre. D’où l’accès invité en lecture, révocable, plutôt qu’un compte professionnel permanent.
Ma méthode de travail sur ce produit
Ne jamais donner d’avis médical
Veillane ne dit jamais si un traitement est adapté, si une hospitalisation est justifiée, ni si un parent relève d’un établissement. Quand une situation dépasse l’organisation familiale, le carnet renvoie vers le médecin traitant, le centre local d’information et de coordination ou le dispositif d’appui à la coordination. Cette limite est écrite dans les conditions générales et tenue dans chaque texte du produit.
Écrire les modèles avec des mots que l’on peut assumer
Les modèles de messages sont volontairement sobres. Une demande de révision du plan d’aide expose des faits datés, pas des états d’âme. Un message à la fratrie annonce ce qui s’est passé et ce qui est attendu de chacun, sans reproche. J’ai réécrit certains de ces modèles cinq ou six fois, à partir des retours d’aidantes qui les avaient réellement envoyés.
Traiter l’argent comme un sujet sérieux
Les petites dépenses avancées créent des rancoeurs durables entre frères et soeurs. Le journal des dépenses de Veillane est donc précis et neutre : une date, un motif, un montant, un justificatif, et une répartition proposée. Aucun jugement, aucune relance automatique adressée à la fratrie. Le relevé se partage quand l’aidante le décide.
Respecter la vie privée du parent
Le dossier d’un parent âgé contient des données de santé. Elles sont chiffrées, hébergées dans l’Union européenne, et jamais visibles par les proches invités sauf décision explicite de l’aidante. Le site lui-même ne pose aucun cookie de mesure d’audience, ce qui rend inutile tout bandeau de consentement.
L’éditeur du service
Veillane est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. Je dirige cette société et j’assume la direction de la publication du site.
MLJ conçoit et exploite des logiciels destinés à des situations françaises précises, avec les organismes, les délais et les formulaires réels du pays. Il n’y a ni équipe commerciale, ni service de vente par téléphone : les demandes reçues par le formulaire arrivent directement dans ma boîte, et j’y réponds moi-même sous un jour ouvré.
Vous pouvez me joindre à l’adresse jimenezjulien42@gmail.com, ou passer par le formulaire de contact de la page d’accueil. Les informations légales complètes figurent dans les mentions légales, et le traitement des données dans la politique de confidentialité. Les règles d’utilisation du service sont détaillées dans les conditions générales d’utilisation.
Si vous êtes coordinatrice autonomie, assistante sociale ou responsable de secteur et que vous souhaitez tester le carnet avec une famille que vous accompagnez, écrivez-moi. Je regarde chaque demande de ce type personnellement, et je fournis un accès invité de lecture pour la durée de l’accompagnement.
Les neuf articles que j’ai écrits pour Le Classeur de l’aidante
Le magazine du site rassemble neuf articles parus le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne de Veillane. Chacun part d’une pièce justificative, d’une échéance ou d’une visite réelle, et se termine par ce qui peut être rangé, écrit ou demandé dans la semaine. Le sommaire complet reste ouvert depuis Le Classeur de l’aidante.
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Comment constituer le dossier d’APA à domicile de votre mère sans y passer vos week-ends ?
Guide pratique, 8 minutes de lecture.
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Que doit accepter votre employeur si vous demandez un congé de proche aidant ?
Réglementation, 8 minutes de lecture.
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Quelles erreurs de suivi des dépenses vous font perdre du crédit d’impôt et fâcher la fratrie ?
Erreurs à éviter, 8 minutes de lecture.
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Emploi direct, mandataire ou prestataire, quelle formule d’aide à domicile tient dans la durée ?
Comparatif, 9 minutes de lecture.
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Comment se passe vraiment le premier mois après le retour à domicile d’un parent hospitalisé ?
Cas d’usage, 9 minutes de lecture.
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Que faut il préparer avant la visite de l’équipe médico-sociale qui évalue votre parent ?
Checklist, 7 minutes de lecture.
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Quelles échéances de l’année devez vous anticiper quand vous coordonnez le quotidien d’un parent âgé ?
Calendrier, 8 minutes de lecture.
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Combien coûte réellement le maintien à domicile d’un parent, en euros et en heures pour vous ?
Chiffrage, 9 minutes de lecture.
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Service public départemental de l’autonomie, quels changements attendre pour votre parent et pour vous ?
Tendances, 8 minutes de lecture.
Me retrouver ailleurs
Les profils ci dessous sont les seuls que j’utilise publiquement. Ils permettent de vérifier qui édite ce service et de suivre les autres logiciels de métier que je publie.